Les Universités Populaires ont été créées à la fin du
XIXe siècle par les organisations de travailleurs,
afin de répondre à l'immense désir des prolétaires d'accéder au
savoir et à l'émancipation qu'il procure. Le principe en a été
ravivé en 2002 à Caen par la pionnière du renouveau des universités
populaires qui fit cette déclaration à laquelle nous souscrivons :
« L'Université Populaire retient de l'Université traditionnelle
la qualité des informations transmises, le principe du cycle qui
permet d'envisager une progression personnelle, la nécessité
d'un contenu transmis en amont de tout débat. Elle garde du café
philosophique l'ouverture à tous les publics, l'usage critique
des savoirs, l'interactivité et la pratique du dialogue comme
moyen d'accéder au contenu. »
Un usage critique des savoirs ne signifie pas qu'il faut se
limiter à apporter des outils pour mieux affronter la réalité
politique et sociale, même s'il faut le faire aussi ; car le
savoir est émancipateur non seulement de manière utilitaire, en
ce qu'il donne accès à des professions plus valorisantes ou
permet de mieux se défendre, mais aussi parce qu'il ouvre des
horizons d'expérience humaine au-delà des préoccupations
quotidiennes et immédiates.
Conformément à ces principes, les cours sont ouverts à tous et
gratuits, sans inscription ; chaque séance comporte un exposé
d'un peu plus d'une heure, le reste étant consacré à la
discussion, à l'échange d'idées ou aux extensions souhaitées par
le public.
L'université n'est rien de plus que ses cours et les liens qui
s'y tissent : pas de gestion centrale, pas d'autre
responsable que chaque intervenant pour le cycle qu'il
propose.
De 2013 à 2020, les cycles de cours ont eu lieu au Théâtre Toursky
grâce au soutien de l'Association des Amis de Richard Martin, et ils ont repris en 2025 au Théâtre des Chartreux à Marseille.
En parallèle se sont organisés des séminaires de lecture de textes
philosophiques et la publication de livres dans le même esprit de
qualité et de pédagogie.
Séminaires de lecture de textes philosophiques
Le séminaire reprendra à partir du vendredi 25 septembre 2026 de 15h à 17h.
Nous prolongerons la lecture de John Locke, Identité et différence (Essai sur l'entendement humain, II, 27.
L'invention de la conscience. Présenté, traduit et commenté par Etienne Balibar,
Seuil, Points Essais, 1998), par un ensemble d'œuvres contemporaines explorant la problématique de la conscience.
Adresse à Marseille  : Mille bâbords, 61 rue Consolat, 13001.
Tout le monde est bienvenu, il n'y a pas de prérequis et c'est gratuit.
Pour toute information, écrire à annick.stevens [at] posteo.net
Auteurs précédemment lus : Castoriadis, Nietzsche, Platon, Aristote,
Bakounine, Parménide, Hegel, Héraclite, Husserl, Heidegger, Sartre,
Theodor Adorno & Max Horkheimer, Condillac, Guy Debord.
Cycle 2026-2027
Philosophie et société
par Annick Stevens
Les mercredis 18 et 25 novembre, 2, 9 et 16 décembre 2026, 13 et 20 janvier 2027, de 19h. à 21h.
Théâtre des Chartreux, 105 avenue des Chartreux, 13004 Marseille.
Entrée libre, sans réservation et gratuite (contribution bienvenue pour la location de la salle). Bar ouvert dès 18h.
Thématique
L’Institut pour la recherche sociale, fondé à Francfort en 1923, a rassemblé d’une manière tout à fait originale
les multiples disciplines étudiant l’homme en société, dans un but à la fois théorique et pratique : comprendre
les évolutions historiques, favoriser une révolution. En un cycle de sept séances, nous parcourrons les apports
principaux de cette pensée critique: passage de l’œuvre d’art à la culture de masse, dialectique autodestructrice
de l’émancipation, conditions matérielles et psychologiques de l’aliénation, de l’exploitation, du fascisme.
Pour toute information complémentaire, écrire à annick.stevens [at] posteo.net
Documents et vidéos
Les textes et vidéos du cours seront disponibles ici.